{"id":11029,"date":"2025-03-10T09:12:34","date_gmt":"2025-03-10T08:12:34","guid":{"rendered":"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/?p=11029"},"modified":"2025-03-10T09:14:07","modified_gmt":"2025-03-10T08:14:07","slug":"quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/","title":{"rendered":"Quelles sont les principales floraisons pour la r\u00e9colte de miel d\u2019\u00e9t\u00e9 ?"},"content":{"rendered":"\n<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 s\u2019\u00e9tend officiellement du 21 juin au 22 septembre. Dans les zones au climat m\u00e9diterran\u00e9en, cette p\u00e9riode se caract\u00e9rise par l\u2019absence de pr\u00e9cipitations et des temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es, ce qui entra\u00eene un d\u00e9ficit g\u00e9n\u00e9ral de floraisons. Cependant, dans les zones de montagne ou de haute montagne, plus humides et moins chaudes, des floraisons int\u00e9ressantes peuvent se produire \u00e0 cette \u00e9poque, avec l&rsquo;exception de certaines cultures, notamment les cultures irrigu\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les principales floraisons susceptibles de fournir une r\u00e9colte de miel \u00e0 cette p\u00e9riode sont :<\/p>\n\n\n\n<div id=\"ez-toc-container\" class=\"ez-toc-v2_0_76 counter-hierarchy ez-toc-counter ez-toc-grey ez-toc-container-direction\">\n<div class=\"ez-toc-title-container\">\n<p class=\"ez-toc-title\" style=\"cursor:inherit\">Tabla de contenidos<\/p>\n<span class=\"ez-toc-title-toggle\"><a href=\"#\" class=\"ez-toc-pull-right ez-toc-btn ez-toc-btn-xs ez-toc-btn-default ez-toc-toggle\" aria-label=\"Toggle Table of Content\"><span class=\"ez-toc-js-icon-con\"><span class=\"\"><span class=\"eztoc-hide\" style=\"display:none;\">Toggle<\/span><span class=\"ez-toc-icon-toggle-span\"><svg style=\"fill: #999;color:#999\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" class=\"list-377408\" width=\"20px\" height=\"20px\" viewBox=\"0 0 24 24\" fill=\"none\"><path d=\"M6 6H4v2h2V6zm14 0H8v2h12V6zM4 11h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2zM4 16h2v2H4v-2zm16 0H8v2h12v-2z\" fill=\"currentColor\"><\/path><\/svg><svg style=\"fill: #999;color:#999\" class=\"arrow-unsorted-368013\" xmlns=\"http:\/\/www.w3.org\/2000\/svg\" width=\"10px\" height=\"10px\" viewBox=\"0 0 24 24\" version=\"1.2\" baseProfile=\"tiny\"><path d=\"M18.2 9.3l-6.2-6.3-6.2 6.3c-.2.2-.3.4-.3.7s.1.5.3.7c.2.2.4.3.7.3h11c.3 0 .5-.1.7-.3.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7zM5.8 14.7l6.2 6.3 6.2-6.3c.2-.2.3-.5.3-.7s-.1-.5-.3-.7c-.2-.2-.4-.3-.7-.3h-11c-.3 0-.5.1-.7.3-.2.2-.3.5-.3.7s.1.5.3.7z\"\/><\/svg><\/span><\/span><\/span><\/a><\/span><\/div>\n<nav><ul class='ez-toc-list ez-toc-list-level-1 ' ><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-1\" href=\"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/#Le_tournesol\" >Le tournesol<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-2\" href=\"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/#Leucalyptus\" >L\u2019eucalyptus<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-3\" href=\"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/#Les_bruyeres\" >Les bruy\u00e8res<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-4\" href=\"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/#Les_ronces\" >Les ronces<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-5\" href=\"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/#Le_chataignier\" >Le ch\u00e2taignier<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-6\" href=\"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/#La_floraison_de_montagne\" >La floraison de montagne<\/a><\/li><li class='ez-toc-page-1 ez-toc-heading-level-2'><a class=\"ez-toc-link ez-toc-heading-7\" href=\"https:\/\/www.latiendadelapicultor.com\/blog\/fr\/quelles-sont-les-principales-floraisons-pour-la-recolte-de-miel-dete\/#Les_miellats\" >Les miellats<\/a><\/li><\/ul><\/nav><\/div>\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_tournesol\"><\/span><strong>Le tournesol<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong>Le tournesol est une plante d\u2019origine am\u00e9ricaine, cultiv\u00e9e pour l\u2019alimentation et la production d\u2019huile. Autrefois, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une des plantes produisant le plus de miel. De nos jours, le changement de vari\u00e9t\u00e9s vers des cycles plus courts et moins productrices de nectar fait qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire d&rsquo;amener des ruches d\u00e9j\u00e0 bien peupl\u00e9es pour r\u00e9colter du miel.<\/p>\n\n\n\n<p>Un autre inconv\u00e9nient, commun aux monocultures, est que l\u2019apport de pollen \u00e0 la colonie est souvent unique. Seules les ann\u00e9es les plus pluvieuses, lorsque d\u2019autres plantes des bords fleurissent, offrent un pollen suppl\u00e9mentaire, \u00e9quilibrant ainsi davantage leur r\u00e9gime et favorisant une plus grande production de couvain et des abeilles plus r\u00e9sistantes. En Espagne, plus de 700 000 ha sont cultiv\u00e9s. En France, on le retrouve principalement dans l\u2019Ouest et le Sud-Ouest.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les fleurs du tournesol sont group\u00e9es en un capitule terminal. La floraison commence par les fleurs ext\u00e9rieures du capitule et progresse vers le centre. Initialement, les fleurs sont m\u00e2les et produisent du pollen ; une fois leur pollen \u00e9puis\u00e9, elles deviennent femelles. La floraison commence lorsque la somme des moyennes des temp\u00e9ratures journali\u00e8res, depuis le semis, atteint entre 1 000 et 1 500 \u00b0C, selon les vari\u00e9t\u00e9s. Cela se produit g\u00e9n\u00e9ralement entre juin et juillet dans les zones les plus pr\u00e9coces \u00e0 un mois plus tard.<\/p>\n\n\n\n<p>En raison des temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es \u00e0 cette \u00e9poque, il est essentiel que les abeilles aient acc\u00e8s \u00e0 de l\u2019eau pour maintenir une humidit\u00e9 minimale de 45% dans le corps de ruche, afin d&rsquo;\u00e9viter la d\u00e9shydratation. Lors de s\u00e9cheresses extr\u00eames, le couvain peut dispara\u00eetre compl\u00e8tement. Ainsi, s\u2019il n\u2019y a pas de source d\u2019eau \u00e0 proximit\u00e9, il est conseill\u00e9 de pr\u00e9voir l\u2019installation d\u2019abreuvoirs et de les remplir r\u00e9guli\u00e8rement.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXfjBDLrnw3Qql6LJOyX0vpCCiqVnqKNZVTwTu8rfh_x_ld06lsSyerfM8ivwtt0oowmY4XvAFgj1rdB33wclsSiwFl_oL1K9BLlZ9F4McZrxZLR2LZrhdZ2TZLa13m8w9GFnvYD?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 1. Tournesol, Helianthus annuus.<\/em><br><\/p>\n\n\n\n<p>Son miel est de couleur claire avec de l\u00e9g\u00e8res nuances orang\u00e9es, au parfum floral, au go\u00fbt sucr\u00e9, intense et persistant. Pour \u00eatre reconnu comme monofloral, il doit contenir au moins 45 % de pollen de cette plante. Il a tendance \u00e0 cristalliser rapidement avec des cristaux grossiers.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Leucalyptus\"><\/span><strong>L\u2019eucalyptus<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong>Les eucalyptus sont des arbres de la famille des Myrtac\u00e9es, originaires d\u2019Australie, principalement cultiv\u00e9s pour la production de papier ou de bois. Dans l\u2019UE, il n&rsquo;y a plus de nouvelles plantations, car ils appauvrissent le sol et perturbent la faune et la flore environnantes. Les cultures destin\u00e9es \u00e0 la production de p\u00e2te \u00e0 papier ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9es vers l&rsquo;Am\u00e9rique du Sud et d&rsquo;autres r\u00e9gions ; le Br\u00e9sil, l\u2019Argentine et l\u2019Uruguay sont de grands producteurs de miel d&rsquo;eucalyptus.<\/p>\n\n\n\n<p>En Espagne, deux esp\u00e8ces principales sont cultiv\u00e9es. L\u2019eucalyptus d\u2019\u00e9t\u00e9, ou rouge, qui fleurit en juillet, est l\u2019esp\u00e8ce <em>Eucalyptus camaldulensis<\/em> ; son \u00e9corce se d\u00e9tache en bandes brun-rouge\u00e2tre et ses fleurs et fruits sont petits. Il est cultiv\u00e9 en Estr\u00e9madure et surtout en Andalousie, car les eucalyptus ne tol\u00e8rent g\u00e9n\u00e9ralement pas le gel.<br><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019eucalyptus d\u2019hiver, ou blanc, est l\u2019esp\u00e8ce <em>Eucalyptus globulus<\/em>, avec une \u00e9corce blanch\u00e2tre et des fleurs et fruits beaucoup plus grands. Il est plant\u00e9 \u00e0 Huelva et le long du littoral cantabrique. \u00c0 Huelva, il fleurit en hiver, pouvant offrir certaines ann\u00e9es des r\u00e9coltes ou une croissance exceptionnelle des populations d\u2019abeilles. Dans le Nord, la floraison est plus tardive et se chevauche avec d\u2019autres, rendant difficile la production de miels monofloraux.<\/p>\n\n\n\n<p>Les miels d\u2019eucalyptus import\u00e9s sont tr\u00e8s monofloraux, car ils proviennent de monocultures o\u00f9 il n&rsquo;y a pratiquement pas d\u2019autres plantes, et l\u2019eucalyptus produit une grande quantit\u00e9 de pollen. Ainsi, pour certifier un miel comme monofloral, il faut un minimum de 83% de pollen d\u2019eucalyptus. En Espagne, les plantations ne sont pas aussi \u00e9tendues, les bordures sont couvertes d\u2019autres v\u00e9g\u00e9tations, et les miels sont plus aromatiques, c\u2019est pourquoi l\u2019IGP de Galice l\u2019accepte avec 70 %.<\/p>\n\n\n\n<p>Le pollen d\u2019eucalyptus est d\u00e9ficient en isoleucine, un acide amin\u00e9 essentiel pour les abeilles. Ainsi, dans les pays o\u00f9 il existe de vastes zones avec presque exclusivement des eucalyptus, les abeilles peuvent rencontrer des probl\u00e8mes de sant\u00e9 si elles n&rsquo;arrivent pas avec suffisamment de r\u00e9serves d\u2019autres pollens ou si elles y restent trop longtemps. En Australie et en Uruguay, des compl\u00e9ments alimentaires sont fournis pendant la floraison pour combler cette carence, et les abeilles quittent ces cultures d\u00e8s qu\u2019elles ont r\u00e9colt\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXdqPgHbkPHXZo_kGyHHnAajT217QoNOtpVN4Uz9EQpsEecGuYCThDe1vNrkpvjc_Ck6-UuGJ9KZjKdwXN3gQ2kbZ_cI40PNP_KNh7nVBQflXrK8feKvZnFSFdhqFyd60tJ-el01?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 2. Eucalyptus d\u2019hiver<\/em><br>En Espagne, nous avons une plante sauvage de la m\u00eame famille, le myrte, qui fleurit au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9 et pousse dans certaines r\u00e9gions d\u2019Andalousie.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_bruyeres\"><\/span><strong>Les bruy\u00e8res<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong>Les bruy\u00e8res sont un ensemble d&rsquo;esp\u00e8ces du genre <em>Erica<\/em>, de la famille des \u00c9ricac\u00e9es. Dans cette m\u00eame famille, on trouve d&rsquo;autres genres importants pour les abeilles, comme la busserole (<em>Arctostaphylos uva-ursi<\/em>), la callune (<em>Calluna vulgaris<\/em>) ou l\u2019arbousier (<em>Arbutus unedo<\/em>). Certaines plantes cultiv\u00e9es comme les myrtilles (<em>Vaccinium sp.<\/em>) appartiennent \u00e9galement \u00e0 cette famille. Ces derni\u00e8res posent le m\u00eame probl\u00e8me que les eucalyptus en mati\u00e8re de pollen, d\u2019o\u00f9 la n\u00e9cessit\u00e9 d\u2019une attention particuli\u00e8re \u00e0 la nutrition des ruches destin\u00e9es \u00e0 ces cultures, que ce soit pour la pollinisation ou la production de miel.<\/p>\n\n\n\n<p>Les bruy\u00e8res sont des arbustes aux fleurs blanches, roses ou violac\u00e9es, aux p\u00e9tales soud\u00e9s formant une cloche. Comme pour le romarin et le thym, les feuilles, allong\u00e9es, sont enroul\u00e9es vers l\u2019int\u00e9rieur pour \u00e9viter la perte d\u2019eau par transpiration. Elles poussent g\u00e9n\u00e9ralement sur des sols siliceux.<\/p>\n\n\n\n<p>Les esp\u00e8ces les plus importantes pour les abeilles peuvent \u00eatre divis\u00e9es en deux grands groupes :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Les bruy\u00e8res des zones au climat atlantique, avec des \u00e9t\u00e9s doux et pluvieux : <em>E. arborea<\/em>, <em>E. australis<\/em>, <em>E. ciliaris<\/em>, <em>E. cinerea<\/em>, <em>E. tetralix<\/em>, et <em>E. vagans<\/em>. Elles fleurissent en \u00e9t\u00e9 et fournissent le miel de bruy\u00e8re.<\/li>\n\n\n\n<li>Celles des zones m\u00e9diterran\u00e9ennes, avec des \u00e9t\u00e9s chauds et secs sans pluie : la bruy\u00e8re blanche (<em>E. arborea<\/em>), le brezo portugais (<em>E. lusitanica<\/em>), le brezo d&rsquo;hiver (<em>E. multiflora<\/em>) et la quiruela (<em>E. umbellata<\/em>). Ces esp\u00e8ces fleurissent principalement au printemps, sauf <em>E. multiflora<\/em>, et fournissent du nectar et un excellent pollen pour le d\u00e9veloppement des ruches, mais rarement des r\u00e9coltes.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p>Les principales esp\u00e8ces pour le miel sont :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Bruy\u00e8re rouge ou bruy\u00e8re color\u00e9e<\/strong> (<em>E. australis<\/em>) : pousse sur des sols nus de substrats siliceux, dans l\u2019est de la p\u00e9ninsule. Ses feuilles sont si enroul\u00e9es que l\u2019envers n\u2019est pas visible. Les fleurs sont en forme de cloche, roses ou rouges, avec les \u00e9tamines presque visibles. Elle est rarement abondante.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXf1gGCsd5fXRuJb1pyoeULF0sNSaLRQpAbxG79RFeyKRN_eAwwmonWlTrCDHdtIUFdWmbcmGXLQADmtl5_IduVu9KfryYLHgevYLgoXXI-skpBjkDxSuwRRLdJ_sLjAE3Jh1GcM?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 3. Bruy\u00e8re color\u00e9e, Erica australis.<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Bruy\u00e8re cili\u00e9e<\/strong> (<em>E. ciliaris<\/em>) : pousse sur des sols acides plus humides, dans l\u2019ouest de la p\u00e9ninsule, o\u00f9 le climat est atlantique. Ses fleurs en forme de cloche tubulaire, avec une bosse sur un c\u00f4t\u00e9, sont de couleur rose intense \u00e0 pourpre. Les p\u00e9tales soud\u00e9s sont recourb\u00e9s vers l\u2019ext\u00e9rieur, et les \u00e9tamines ne d\u00e9passent pas la corolle. Elle peut \u00eatre tr\u00e8s fr\u00e9quente.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXfTwXR0avNX5kWGUgIYuf8fUqAW1Z9ozsLjt86bfkR9r0BOajX4NuRKa3VTddc_a-rElETEQHuIQNlDDLdh6F5ToUae1iDCjOoRHVyo6zS2LmoBFZlEURrQpU5nrp-o3lHMcvoqUA?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 4. Bruy\u00e8re cili\u00e9e, Erica ciliaris.<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Bruy\u00e8re cendr\u00e9e<\/strong> (<em>E. cinerea<\/em>) : pousse sur des terrains siliceux ou tr\u00e8s lessiv\u00e9s, parfois relativement secs, dans le nord de la p\u00e9ninsule. Ses fleurs sont de couleur rose violac\u00e9, avec des \u00e9tamines courtes et un style saillant. Les feuilles apparaissent en groupes de trois, petites (5 \u00e0 6 mm), sans poils, et luisantes. Elle forme d&rsquo;importantes masses v\u00e9g\u00e9tales.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXc639RbKYB0cuiG9AOCFPGAahoH8jUGqr4Qqfq4h8Q3e1iX0nCfMqxYLtPpJo6QIVSae8KH8ULrzzXWcisNoRztUa98qpR2u8tQB48C_xyzDbmecdQbIcZ1TVnbHntcMX5qNVDm?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 5. Bruy\u00e8re cendr\u00e9e, Erica cinerea. Photo de Gwen and James Anderson, CC BY-SA 2.0.<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Erica vagans<\/strong> : ses fleurs sont dispos\u00e9es en \u00e9pis allong\u00e9s, de couleur rose et globuleuse, avec les anth\u00e8res visibles. Elle donne un miel tr\u00e8s sombre et amer, qui peut cristalliser directement dans les rayons. Elle pousse sur des sols pauvres en calcaire ou tr\u00e8s lessiv\u00e9s, dans la frange nord de la p\u00e9ninsule.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXf-GnC3VZYA3y9QRFc5He_PlN3L8jCp3TDjOmNzuSvahgD13QXLhNFbeJZAACdT-UKT_B80KTv956gZ_reXlFCk9oBV2KM9n69001DdJQqfazp44FZlSPZA90jx0cLwSDmw6Kde?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 6. Bruy\u00e8re, Erica vagans.<\/em><br>En g\u00e9n\u00e9ral, ces bruy\u00e8res produisent des miels monofloraux tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s, sombres, aux ar\u00f4mes intenses, terreux et humiques, avec un go\u00fbt m\u00ealant des notes am\u00e8res et sal\u00e9es. Elles sont consid\u00e9r\u00e9es comme monoflorales lorsque leur taux de pollen est d\u2019environ 35 %.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_ronces\"><\/span><strong>Les ronces<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong>Les ronces d\u00e9signent plusieurs types d\u2019arbustes \u00e9pineux envahissants, qui poussent dans les zones humides. Elles appartiennent au genre <em>Rubus<\/em>, de la famille des Rosac\u00e9es ; l\u2019esp\u00e8ce la plus fr\u00e9quente est <em>Rubus ulmifolius<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXepJLRqQaYP78XlaA_4tCSFshoVtnvsy7kq7or0bJeL_OKlVIvFzFfAZ7tisdGEcis23MvkQcmrC9oL2vxNtwi8632JeWSsASZwtdskAoQuNhO1mw30I2fb7NTY9EjCPHPS9jyakA?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Fig. 1. Carte de r\u00e9partition de la ronce Rubus ulmifolius<\/em>.<br>Elle fleurit au d\u00e9but de l\u2019\u00e9t\u00e9. Ses fleurs, regroup\u00e9es en grappes, ont cinq p\u00e9tales blancs ou roses. Le fruit est la m\u00fbre. Les feuilles sont divis\u00e9es en trois ou cinq parties et sont velues sur le revers.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXfAC-XqkWHnZvTaDpMqlsyjc9d4Y8-ljCTajONEEhcB7tS18Ba4aKbkcD9q0obBh7H8Sehj9qyNcOupQOVbp5SmmM8dRWLtsGxjIefgIKJsBUCHipRljghK7eEGrHnq_b8XArIk?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 7. Ronce, fleurs et fruits, Rubus sp. Photo de Pajuelo.<\/em><br>La ronce fournit une abondante quantit\u00e9 de nectar et de pollen, qui peuvent \u00eatre r\u00e9colt\u00e9s. Les pelotes de pollen form\u00e9es par les abeilles sont de couleur vert gris\u00e2tre.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le miel est de couleur ambr\u00e9e, avec un ar\u00f4me fruit\u00e9 et un go\u00fbt acidul\u00e9, similaire \u00e0 celui d&rsquo;autres plantes de cette famille (amandiers, arbres fruitiers). Pour qu\u2019un miel soit consid\u00e9r\u00e9 comme monofloral de ronce, il doit contenir au moins 45 % de son pollen.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle entre \u00e9galement dans la composition des miels de montagne, avec les bruy\u00e8res, les ch\u00e2taigniers, ainsi que les miellats de ch\u00eane et de ch\u00eane-li\u00e8ge.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Le_chataignier\"><\/span><strong>Le ch\u00e2taignier<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong>Le ch\u00e2taignier (<em>Castanea sativa<\/em>) est un arbre cultiv\u00e9, probablement introduit par les Romains comme source alimentaire et tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9 pour son bois. On le trouve sur les piedmonts et il appartient \u00e0 la famille des Fagac\u00e9es, comme les ch\u00eanes verts, les ch\u00eanes-li\u00e8ges et les ch\u00eanes.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme les autres plantes de cette famille, il pr\u00e9sente deux types de fleurs : les fleurs m\u00e2les, en longues grappes d\u2019environ 20 cm, et les fleurs femelles, moins visibles, situ\u00e9es \u00e0 la base des fleurs m\u00e2les. Les feuilles sont allong\u00e9es, aux bords dent\u00e9s. Les fruits, les ch\u00e2taignes, sont enferm\u00e9s dans une coque h\u00e9riss\u00e9e qui s&rsquo;ouvre \u00e0 maturit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXdxvEujEoeBx1dgA8_NZkSotF_4KFlW44d0He8iCj_87GGClQg1O0RAxnVU7VCkS4CXp_2nO3EajZ51fVhIOau22yqAi1KR66dtGLnMjy1Zq5o4-vY1Z2pwDoCmwwbUBCnHlBGm7g?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 8. Ch\u00e2taignier, fleurs m\u00e2les, Castanea sativa.<\/em><br><\/p>\n\n\n\n<p>Lorsqu&rsquo;il n\u2019est pas dominant, comme c&rsquo;est le cas avec les ronces, il peut constituer une composante importante des miels de montagne. Le ch\u00e2taignier produit une grande quantit\u00e9 de nectar et de pollen, qui peuvent tous deux permettre une r\u00e9colte monoflorale. De plus, les fleurs m\u00e2les peuvent produire une s\u00e9cr\u00e9tion sucr\u00e9e extraflorale, appel\u00e9e miellat, que les abeilles r\u00e9coltent \u00e9galement. Le miel de ch\u00e2taignier est de couleur variable, allant de l\u2019ambr\u00e9 \u00e0 l\u2019ambr\u00e9 fonc\u00e9, selon la quantit\u00e9 de miellat, avec un go\u00fbt sucr\u00e9, des notes sal\u00e9es et parfois am\u00e8res, et un ar\u00f4me rappelant le bois sec. Pour \u00eatre reconnu comme monofloral en Europe, o\u00f9 les for\u00eats sont tr\u00e8s \u00e9tendues, le miel doit contenir au moins 85 % de pollen de ch\u00e2taignier. En Espagne, les for\u00eats ne sont pas aussi \u00e9tendues et les miels contiennent d\u2019autres plantes des bordures, c\u2019est pourquoi les AOP de M\u00e1laga, Tenerife, Villuercas-Ibores et l\u2019IGP de Galice l\u2019acceptent avec un taux de pollen de 70 \u00e0 75 %.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"La_floraison_de_montagne\"><\/span><strong>La floraison de montagne<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong>La floraison de montagne, et par extension, le miel de montagne, d\u00e9signe la floraison qui se produit dans les zones de v\u00e9g\u00e9tation naturelle montagnarde, entre 600 et 1 800 m d\u2019altitude, sans intervention agricole ou avec une pr\u00e9sence minime de cultures.<\/p>\n\n\n\n<p>Il s\u2019agit d\u2019un miel multifloral, mais qui provient de floraisons d\u2019une p\u00e9riode sp\u00e9cifique, l\u2019\u00e9t\u00e9, dans un environnement d\u00e9fini. Il contient g\u00e9n\u00e9ralement une part de bruy\u00e8res, une autre de ch\u00e2taignier, un peu de ronces, ainsi qu\u2019une petite quantit\u00e9 de Fabac\u00e9es issues des buissons ou des prairies voisines. Il n\u2019est pas rare qu\u2019il contienne une petite quantit\u00e9 de thym ou de cistes (Cistac\u00e9es), ainsi que de chardons ou autres plantes similaires (Ast\u00e9rac\u00e9es).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXefo3w2vN8oZxbPLlwBBel8bahe6cJlriaqk7ne6SmMYP0JyHCrEudMfHCc9rMBy6sbyBYVabmclIXHFk-LrRrLdpHmc_v8bItTyT0JF4SwuPu4nSp_DZ8xKvP0ld9r0p91SqkvBg?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 9. Floraison de montagne.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><br>Occasionnellement, il peut contenir de petites quantit\u00e9s de plantes cultiv\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 du rucher, ou de plantes cultiv\u00e9es qui se sont naturalis\u00e9es, comme le sainfoin ou le tournesol, voire quelques arbres fruitiers. Ce sont des miels de couleur ambr\u00e9e \u00e0 ambr\u00e9e fonc\u00e9e, aux ar\u00f4mes intenses et persistants, et au go\u00fbt sucr\u00e9 avec quelques notes sal\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><span class=\"ez-toc-section\" id=\"Les_miellats\"><\/span><strong>Les miellats<\/strong><span class=\"ez-toc-section-end\"><\/span><\/h2>\n\n\n\n<p><strong><br><\/strong>Les miels de miellats sont produits \u00e0 partir de la s\u00e8ve sucr\u00e9e exsud\u00e9e par certaines plantes, sans intervention des nectaires floraux. Les plantes qui produisent ces miellats peuvent \u00eatre par exemple les ch\u00eanes verts et les ch\u00eanes-li\u00e8ges (<em>Quercus sp<\/em>), ainsi que les ch\u00e2taigniers ou encore les sapins sous d\u2019autres latitudes.<\/p>\n\n\n\n<p>Nos miellats apparaissent, lorsqu\u2019il y a une grande luminosit\u00e9 et une certaine humidit\u00e9. Les feuilles vertes de ces arbres captent l\u2019\u00e9nergie du soleil et l\u2019utilisent pour combiner le dioxyde de carbone de l\u2019air (<em>CO\u2082<\/em>) avec l\u2019eau absorb\u00e9e par les racines (<em>H\u2082O<\/em>) afin de produire des sucres et de l\u2019oxyg\u00e8ne (photosynth\u00e8se). Ce processus n\u00e9cessite \u00e9galement une certaine humidit\u00e9, fournie soit par des orages d\u2019\u00e9t\u00e9, soit, dans les zones situ\u00e9es \u00e0 plus de 1 000 m d\u2019altitude, par le refroidissement nocturne qui condense l&rsquo;humidit\u00e9 de l\u2019air.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque ces conditions sont r\u00e9unies, l\u2019arbre produit une grande quantit\u00e9 de s\u00e8ve, qui doit \u00eatre pouss\u00e9e vers les extr\u00e9mit\u00e9s des branches pour alimenter les glands en croissance. Dans certains cas, la pression est si forte que les vaisseaux les plus p\u00e9riph\u00e9riques, ceux qui p\u00e9n\u00e8trent \u00e0 la base du gland pour l\u2019alimenter, \u00e9clatent, laissant s\u2019\u00e9couler la s\u00e8ve, qui ruisselle sur les feuilles et les branches, provoquant la perte du gland par manque de nutrition. Ce ph\u00e9nom\u00e8ne se produit plus fr\u00e9quemment chez certains arbres que d\u2019autres, et plus sur une face de l\u2019arbre qu\u2019une autre, ainsi que lors de certaines ann\u00e9es o\u00f9 les conditions m\u00e9t\u00e9orologiques sont favorables \u00e0 ce ph\u00e9nom\u00e8ne. Cette s\u00e8ve sucr\u00e9e exsud\u00e9e est appel\u00e9e miellat.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image\"><img decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXecGVc7w9fTu_IKIw9BecGb_WAvBBU8ZsM8lhfE76jkknRCW3xMR8xtUI1jAxpUQz3pfcMg3VF-AQqkLsKQsuCkwZ8cAMAonyyQuHuDiJEJdS3Md8aCIsSzTPBm06YnPMB_dD31?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" alt=\"-\"><\/figure>\n\n\n\n<p><em>Photo 10. Vaisseaux transportant la s\u00e8ve pour nourrir les glands.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" src=\"https:\/\/lh7-rt.googleusercontent.com\/docsz\/AD_4nXfOc3XJGYxsQTgxbYRVvYszSghldTC8xNnGDNNs-oCTOfv6hL7B6uEBImeeL-qLk2r8Q4yUFpmWWmMVYIMaSH6_o0aTGLCU1uqspt3dMP-90AExHk-ocnw_iOmU8m2WWNePdapu?key=U3dtXTjyX3pcuZfaGLCcIshl\" width=\"602\" height=\"453\" alt=\"-\"><br><em>Photo 11. Glands affect\u00e9s par le miellat (celui de gauche), et chute du miellat sur les feuilles inf\u00e9rieures ; le gland de droite est encore intact.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Initialement, le <em>miellat<\/em> est de couleur claire, mais il subit rapidement des r\u00e9actions qui entra\u00eenent la formation de compos\u00e9s bruns (r\u00e9action de Maillard), r\u00e9sultant de l&rsquo;interaction sucre-acide amin\u00e9 ou prot\u00e9ine, qui s\u2019acc\u00e9l\u00e8re en pr\u00e9sence des min\u00e9raux contenus dans la s\u00e8ve.<\/p>\n\n\n\n<p>Lorsque l&rsquo;humidit\u00e9 est insuffisante, le <em>miellat<\/em> peut devenir si \u00e9pais que les abeilles ne parviennent pas \u00e0 le sucer.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les pays \u00e0 climat atlantique, et parfois dans certaines r\u00e9gions plus fra\u00eeches, ce ph\u00e9nom\u00e8ne de s\u00e8ve exsud\u00e9e peut \u00e9galement \u00eatre provoqu\u00e9 par une invasion de pucerons. Ces insectes perforent les feuilles pour se nourrir de la s\u00e8ve, laissant des plaies ouvertes qui continuent de s\u00e9cr\u00e9ter de la s\u00e8ve. Cela se produit notamment chez les sapins, les pins et d\u2019autres arbres.<\/p>\n\n\n\n<p>Les miels de miellat ont une tr\u00e8s faible teneur en eau en raison de la p\u00e9riode de production. Ils sont de couleur ambr\u00e9e tr\u00e8s fonc\u00e9e, souvent presque noirs ; ils ont peu ou pas tendance \u00e0 cristalliser en raison de leur haute teneur en fructose ; leur ar\u00f4me \u00e9voque le c\u00e9r\u00e9ale grill\u00e9, le malt, et leur go\u00fbt sucr\u00e9 pr\u00e9sente un composant sal\u00e9 assez persistant. Ces miels sont riches en min\u00e9raux.<\/p>\n\n\n\n<p>Comme ils ne contiennent pas de pollen des plantes qui les ont produits, les fleurs ayant fleuri au printemps, les miels de miellat se caract\u00e9risent par leur forte teneur en min\u00e9raux. D\u2019un point de vue l\u00e9gal, conform\u00e9ment au d\u00e9cret royal 1049\/2003, un miel est consid\u00e9r\u00e9 d\u2019origine non-florale lorsque sa conductivit\u00e9 \u00e9lectrique est \u00e9lev\u00e9e, sup\u00e9rieure \u00e0 0,8 mS\/cm. D\u2019un point de vue commercial, une valeur de 0,9 mS\/cm est pr\u00e9f\u00e9r\u00e9e afin d\u2019\u00e9viter la zone d&rsquo;incertitude des mesures. Les miels de miellat de notre p\u00e9ninsule d\u00e9passent largement ce seuil.<\/p>\n\n\n\n<p>Le <em>miellat<\/em>, qui s&rsquo;\u00e9coule des glands affect\u00e9s (photo 11) sur les feuilles et les branches, capture des \u00e9l\u00e9ments flottants dans l&rsquo;air, comme des fragments de champignons microscopiques et des algues unicellulaires. Ces \u00e9l\u00e9ments sont comptabilis\u00e9s dans les analyses de miel sous le nom de \u00ab HDE \u00bb (<em>Honey Dew Elements<\/em>, ou \u00e9l\u00e9ments de miellat), et chaque \u00e9l\u00e9ment est compt\u00e9 comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;un grain de pollen. Dans les climats atlantiques, o\u00f9 les s\u00e9cheresses estivales sont rares, ces \u00e9l\u00e9ments sont tr\u00e8s fr\u00e9quents, au point que les miels de miellat de ces zones doivent avoir un ratio d&rsquo;un HDE pour trois grains de pollen. En revanche, dans nos zones de production m\u00e9diterran\u00e9ennes, plus s\u00e8ches, ces \u00e9l\u00e9ments sont beaucoup moins pr\u00e9sents, voire totalement absents, et l\u2019identification des miels de miellat se fait principalement par leur conductivit\u00e9 et la pr\u00e9sence de certains pollens d\u2019accompagnement.<\/p>\n\n\n\n<p>Parfois, les abeilles travaillent dans une zone o\u00f9 se trouvent \u00e0 la fois des miellats de ch\u00eane ou de ch\u00eane-li\u00e8ge et des floraisons de bruy\u00e8res, ronces, etc., et elles r\u00e9coltent un miel qui contient \u00e0 la fois du nectar floral et du miellat. Ces miels sont appel\u00e9s sur le march\u00e9 \u00ab miels de for\u00eat \u00bb, et ils se caract\u00e9risent par une conductivit\u00e9 \u00e9lectrique comprise entre 0,7 et 0,9 mS\/cm et un spectre pollinique appropri\u00e9 (Apinevada et Pajuelo Consultores, 2018, p. 44).<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n<div id='recomendados_connectif' class='recomendados_connectif'><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L\u2019\u00e9t\u00e9 s\u2019\u00e9tend officiellement du 21 juin au 22 septembre. Dans les zones au climat m\u00e9diterran\u00e9en, cette p\u00e9riode se caract\u00e9rise par l\u2019absence de pr\u00e9cipitations et des temp\u00e9ratures \u00e9lev\u00e9es, ce qui entra\u00eene un d\u00e9ficit g\u00e9n\u00e9ral de floraisons. 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