Mis à jour pour 2026. Données et démarches vérifiées à partir des informations de l’AEAT et du BOE — arrêté HAC/1425/2025 relatif aux modules, loi 37/1992 sur la TVA et réglementation en vigueur en matière d’immatriculation fiscale. Ce guide est indicatif : chaque exploitation présente une situation particulière, qu’il convient de valider avec un conseiller.
Pour la personne qui débute ou régularise un rucher, la vraie question n’est pas théorique mais très concrète : quelles démarches dois-je effectuer auprès de l’administration fiscale espagnole et quel régime me convient ? Tout le reste s’organise à partir de trois questions : vendez-vous du miel, l’apiculture est-elle votre seule activité ou se cumule-t-elle avec une autre, et quelle combinaison de TVA et d’IRPF retenez-vous ?
À la fin de ce guide, vous saurez précisément quand vous êtes obligé de vous inscrire, quels impôts vous concernent, quel régime correspond à votre situation et ce que vous devez déclarer chaque trimestre. Avec les chiffres de 2026 et les erreurs qui coûtent le plus cher.
La première chose : loisir ou activité économique ?
La frontière n’est pas le nombre de ruches ni les kilos produits. C’est un seul mot : vendre.
Si vous possédez quelques ruches par loisir et réservez le miel à votre consommation ou à des cadeaux pour votre famille et vos amis, vous n’avez aucune démarche fiscale à effectuer : ni immatriculation auprès de l’administration fiscale espagnole, ni facture, ni impôt lié à cette activité. Vous êtes simplement apiculteur amateur.
Dès que vous vendez du miel pour en tirer un revenu, même en petite quantité sur un marché local, vous exercez une activité économique. Vous devez alors la déclarer auprès de l’administration fiscale espagnole et déclarer vos recettes. Il n’existe pas de « seuil minimal de tolérance » : toute vente doit être déclarée.
Un point prête souvent à confusion : enregistrer son rucher ne revient pas à déclarer une activité auprès de l’administration fiscale espagnole. L’inscription des colonies au REGA, par l’intermédiaire de l’OCA, avec le vétérinaire et l’ADS, est une formalité zootechnique et sanitaire obligatoire pour tout apiculteur, qu’il vende ou non. La fiscalité relève d’une autre administration et n’intervient qu’en cas de vente. Le REGA régularise la détention des ruches ; la déclaration fiscale de l’activité est distincte. Si votre rucher n’est pas encore enregistré, suivez notre guide Comment devenir apiculteur : démarches juridiques et administratives.
Une précision importante : les catégories autoconsommation, non professionnelle et professionnelle relèvent d’une classification zootechnique fondée sur le nombre de ruches. Elles ne déterminent pas l’imposition fiscale. Un apiculteur classé « non professionnel » qui possède 100 ruches et vend son miel doit déclarer son activité comme n’importe quel autre producteur. Le critère décisif reste donc la vente.
Pourquoi l’apiculture est considérée comme « élevage » (et pourquoi cela vous concerne)
Aux fins fiscales, l’apiculture est une activité d’élevage. Vous travaillez avec des animaux, les abeilles, pas avec des cultures. Ce n’est pas un détail anodin : cela détermine quels régimes de TVA vous pouvez utiliser.
En matière d’élevage, on distingue l’activité dépendante — liée à l’exploitation du sol, lorsque les animaux se nourrissent des ressources de l’exploitation — de l’activité indépendante, non liée au sol. L’application de cette distinction à l’apiculture fait réellement débat : tous les techniciens et tous les services de l’administration fiscale espagnole ne retiennent pas le même critère.
Le point à garder en tête est la formule légale exacte. Le Règlement de la TVA inclut l’élevage, et mentionne expressément l’apiculture, dans le cadre du concept d’exploitation agricole « dès lors qu’elle est liée à l’exploitation du sol ». C’est cette précision qui décide si vous pouvez bénéficier du REAGP ou non. Pour la majorité des professionnels, l’apiculture est considérée comme une activité d’élevage indépendante, ce qui, en principe, exclut le REAGP, mais il existe des cas où elle est jugée liée au sol et donc éligible. C’est exactement le point que vous devez confirmer pour votre situation.
Les deux impôts qui vous concernent : TVA et IRPF
Ne les confondez pas. Il s’agit de notions distinctes, soumises à des régimes différents, et la plupart des difficultés viennent précisément du fait de les traiter comme si elles étaient identiques.
La taxe sur la valeur ajoutée espagnole (IVA, ci-après « TVA ») est un impôt sur la consommation : vous la facturez au client puis la reversez à l’administration fiscale espagnole — sauf dans certains régimes où vous ne l’encaissez pas. L’IRPF porte sur le revenu : une partie du bénéfice entre dans votre déclaration. Chaque impôt offre plusieurs régimes et, comme nous allons le voir, les choix sont liés.
Vos options de TVA : REAGP, simplifié ou général
REAGP (régime spécial espagnol de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche). C’est le régime le plus simple sur le plan administratif. Vous ne reversez ni ne déclarez de TVA pour votre activité, vous ne présentez pas de déclarations trimestrielles de TVA et, en général, vous n’émettez pas de facture : c’est l’acheteur qui émet un reçu de compensation que vous signez. En contrepartie, vous ne déduisez pas la TVA de vos achats et percevez une compensation forfaitaire, qui est de 10,5 % en 2026 pour les exploitations d’élevage. Vous ne devez tenir qu’un livre-journal des recettes. Condition : que votre apiculture soit qualifiée d’exploitation d’élevage liée au sol. Plafond de chiffre d’affaires : 250 000 €.
Voici la nuance, rarement expliquée, qui détermine si le REAGP vous convient : la compensation de 10,5 % n’est perçue que lorsque vous vendez à un autre professionnel — entreprise de conditionnement, coopérative ou magasin — qui ne relève pas lui-même du REAGP, ou lorsque vous exportez. Si vous vendez directement au consommateur final sur des foires, des marchés ou votre site internet, celui-ci ne vous verse aucune compensation. Autrement dit, si votre activité repose sur la vente directe aux particuliers, le REAGP allège les formalités mais compense à peine la TVA espagnole supportée sur les pots, le matériel et l’équipement. Si vous vendez en gros à des professionnels, le REAGP peut en revanche être très avantageux. Raisonnez donc selon vos clients, pas seulement selon votre chiffre d’affaires.
Régime simplifié. Dans ce régime, vous déclarez et régularisez la TVA chaque trimestre au moyen du formulaire 303. La cotisation est calculée à partir d’un indice fixé par l’administration : pour l’apiculture, il s’élève à 0,070 en 2026 et s’applique au montant des recettes. Vous devez tenir un registre des factures reçues et, dans certains cas, des factures émises. Pendant les trois premiers trimestres, vous versez des acomptes calculés sur les recettes ; au quatrième, vous effectuez la régularisation annuelle en déduisant la TVA figurant sur les factures de dépenses. Le plafond reste fixé à 250 000 €.
Régime général. C’est le régime classique. Chaque trimestre, vous déclarez et régularisez la TVA au moyen du formulaire 303, sur la base de vos recettes et dépenses réelles : vous facturez la TVA sur vos ventes, déduisez celle de vos achats et reversez la différence. La gestion administrative est plus lourde, mais ce régime peut être intéressant lorsque les investissements et la TVA déductible sont élevés — aménagement d’une miellerie, achat de matériel ou d’emballages —, car il permet de récupérer la TVA effectivement supportée.
Une précision sur un point souvent source de confusion : le recargo de equivalencia — majoration d’équivalence — n’est pas le régime fiscal de l’apiculteur producteur. Il s’impose aux détaillants qui achètent des produits pour les revendre sans transformation. Vous le rencontrerez lorsqu’un magasin auquel vous vendez vous demandera de l’appliquer sur la facture ; il ne relève pas de votre propre imposition au titre de la production et de la vente de miel.
Vos options d’IRPF : estimation objective (« modules ») ou estimation directe
Estimation objective (« modules »). Vous ne déclarez pas votre bénéfice réel, mais selon des indices. Pour l’apiculture, le bénéfice net est calculé en appliquant un indice de 0,26 sur vos revenus, avec une réduction générale de 5 % sur ce résultat (et, dans certains exercices, des réductions extraordinaires supplémentaires ont été approuvées pour le secteur). Chaque trimestre, vous déposez le formulaire 131 avec un paiement fractionné de 2 % des revenus du trimestre. C’est le système le plus simple et le plus courant pour les apiculteurs.
Estimation directe simplifiée. Vous déclarez le revenu net réel : revenus moins charges déductibles. Vous tenez un registre des revenus et des charges et vous déposez le formulaire 130 trimestriel (20 % du revenu net cumulé). Ce régime vous intéresse si vous avez de nombreux frais réels qui réduisent votre bénéfice, car les modules vous imposeraient un bénéfice « théorique » qui ne correspondrait pas à votre réalité.
La règle d’or qui lie les deux décisions : le régime de TVA et celui de l’IRPF sont couplés.
• Régime simplifié de TVA (ou REAGP) → estimation objective (« modules ») en IRPF.
• Régime général de TVA → estimation directe en IRPF.
Vous ne pouvez pas les croiser. Si vous choisissez le régime général de TVA, vous êtes obligé d’opter pour l’estimation directe en IRPF, et inversement.
Tableau comparatif : quel régime de TVA choisir ?
| REAGP | Simplifié | Général | |
|---|---|---|---|
| Déclarez-vous la TVA ? | Non | Oui, formulaire 303 | Oui, formulaire 303 |
| Émettez-vous une facture ? | Non (reçu de compensation) | Oui | Oui |
| Récupérez-vous la TVA sur vos achats ? | Par compensation 10,5 % | Partielle, selon des indices | Oui, sur les montants réels |
| Régime d’IRPF associé | Modules | Modules | Estimation directe |
| Charge administrative | Minimale | Moyenne | Élevée |
| À qui s’adresse-t-il ? | Vente en gros à des professionnels | Vente directe, dépenses modérées | Investissements importants et TVA déductible élevée |
Le cas qui crée le plus de confusion : vous avez déjà une autre activité
Si l’apiculture est votre unique activité économique (ou si vous êtes salarié et montez le rucher en parallèle), vous pouvez choisir librement votre régime. Le problème survient lorsque vous êtes déjà inscrit dans une autre activité, car vous ne pouvez pas exercer une activité en régime général et une autre en régime simplifié en même temps.
Si votre autre activité relève déjà du régime général de TVA et de l’estimation directe — électricien, avocat ou vétérinaire, par exemple —, votre activité apicole devra elle aussi relever du régime général et de l’estimation directe, avec les formalités correspondantes. En revanche, si votre activité initiale relève déjà du régime des modules — commerçant ou agriculteur, par exemple —, vous pouvez y intégrer l’apiculture sans difficulté.
Précision pour certaines situations particulières : les retraités peuvent, dans certaines limites de revenus, cumuler leur pension avec une activité apicole ; les pensions d’invalidité ou de réversion sont généralement compatibles. En revanche, une personne qui perçoit une allocation ou une aide au titre du chômage ne peut en principe pas déclarer simultanément le début d’une activité. Si vous êtes concerné, vérifiez votre situation avant toute démarche.
Comment s’immatriculer en 2026 : fin du formulaire 037
Voici une nouveauté que presque aucun guide n’a encore intégrée : le formulaire 037 n’existe plus. Il a été supprimé le 3 février 2025. Toutes les formalités d’immatriculation fiscale — inscription, modification et radiation — s’effectuent désormais avec le formulaire 036, qui prévoit une procédure simplifiée pour les personnes physiques. L’administration fiscale espagnole (AEAT) propose également l’assistant Censos Web pour vous aider à le remplir.
Trois éléments que vous ne devez pas oublier lors de votre inscription :
• Déposez la déclaration avant de commencer. L’immatriculation doit précéder le début de l’activité, donc la première vente ou le premier achat de matériel destiné au démarrage. Un dépôt tardif spontané, sans mise en demeure préalable, entraîne une amende de 200 € — ramenée à 120 € en cas de paiement dans le délai et sans recours.
* Choisissez la bonne rubrique de l’IAE. Une rubrique erronée se répercute sur toutes les factures et sur les retenues à la source.
* Cochez la case permettant de déduire la TVA sur les achats antérieurs si vous prévoyez d’acheter du matériel avant la première vente. À défaut, cette TVA ne pourra pas être récupérée.
Calendrier fiscal de l’apiculteur
| Quand | Documents à déposer |
|---|---|
| Avant de commencer | Inscription avec le formulaire 036 |
| avril, juillet, octobre, janvier | Imposition sur le revenu (IRPF) trimestrielle — formulaire 131 en régime forfaitaire ou formulaire 130 en estimation directe — et, si vous ne relevez pas du REAGP, déclaration trimestrielle de TVA — formulaire 303. |
| Janvier | Résumés annuels correspondants (par exemple, 390 de TVA) |
| Décembre (12 au 31) | Période permettant de renoncer à votre régime ou de révoquer une renonciation pour l’année suivante — via le formulaire 036 |
| Printemps (campagne de la Renta) | Déclaration annuelle de l’IRPF, où l’ajustement du montant versé à l’avance est effectué. |
Dans le REAGP, les obligations sont allégées : vous ne déclarez pas de TVA périodique pour votre activité, seulement le livre des recettes, et dans des cas très précis (exportations, livraisons intracommunautaires), un formulaire exceptionnel tel que le 341.
Un exemple avec des chiffres
Imaginez un apiculteur qui réalise 20 000 € par an en vendant son miel, au régime simplifié de TVA et à l’estimation objective (« modules ») en IRPF. Chiffres indicatifs pour vous donner une idée de l’ordre de grandeur :
Régime simplifié de TVA. Cotisation annuelle : 20 000 × 0,070 = 1 400 €. À partir de là, vous déduisez la TVA figurant sur vos factures de dépenses de l’année (par exemple 500 €), et vous vous retrouvez avec environ 900 € à verser dans le calcul annuel. Vous avez déjà payé à l’avance les trois premiers trimestres, sur les revenus de chaque trimestre, et le quatrième trimestre sert de régularisation. Le calcul réel inclut également des seuils et la déduction forfaitaire de 1 % pour frais difficiles à justifier ; le montant final doit donc être affiné par votre conseiller.
Impôt sur le revenu (IRPF) en régime forfaitaire. Revenu net : 20 000 × 0,26 = 5 200 €, moins la réduction de 5 %, ce qui laisse un montant de 4 940 € qui s’ajoute à votre assiette de l’IRPF. Chaque trimestre, vous aurez déposé le formulaire 131 avec un versement fractionné de 2 % des revenus du trimestre (avec 5 000 € de revenu trimestriel, cela représente 100 € par trimestre), qui sera ensuite déduit de votre déclaration de revenus.
Le même apiculteur, s’il vendait en gros à une entreprise de conditionnement et relevait du REAGP, ne déposerait pas de déclaration de TVA : il encaisserait 20 000 € plus une compensation de 10,5 % (2 100 €), qu’il conserverait, et ne tiendrait que son registre des recettes. La situation serait donc très différente.
Ce que ce guide ne couvre pas
Nous n’avons évoqué que l’administration fiscale. Pour que votre rucher soit en règle complète, d’autres domaines sont régis par leurs propres règles et méritent une explication spécifique :
• La Sécurité sociale : le statut de travailleur indépendant implique des cotisations ; cette question est distincte de l’immatriculation auprès de l’administration fiscale espagnole.
* L’enregistrement zootechnique de l’exploitation (REGA) et les obligations sanitaires, dont les modalités sont expliquées étape par étape dans l’article Comment devenir apiculteur : démarches juridiques et administratives.
* L’étiquetage et la commercialisation du miel, avec les exigences applicables en matière de sécurité alimentaire.
Être en règle sur le plan fiscal ne représente qu’un volet des obligations. Les autres doivent également être respectées.
En résumé
Décidez dans cet ordre. Première question : vendez-vous ? Si oui, l’immatriculation au moyen du formulaire 036 est obligatoire avant de commencer. Deuxième question : à qui vendez-vous ? La vente en gros à des professionnels oriente vers le REAGP ; la vente directe, vers le régime simplifié ; des investissements importants, vers le régime général. Enfin, n’oubliez pas que la TVA et l’IRPF sont liés et que tout changement de régime est soumis à des échéances chaque mois de décembre.
Avoir la partie fiscale réglée, c’est ce qui vous permet de vendre en toute sécurité, de participer à des foires et marchés sans souci, et de vous concentrer sur ce qui compte vraiment : vos abeilles et votre miel. Chez La Tienda del Apicultor, nous vous accompagnons dans tout ce qui suit, des emballages à l’équipement de miellerie, afin que votre production soit à la hauteur.
Cet article est fourni à titre informatif et ne remplace pas un conseil professionnel. La réglementation fiscale évolue et chaque situation comporte des particularités ; consultez votre conseiller fiscal ou votre gestionnaire habituel avant toute décision.
Questions fréquentes sur la fiscalité de l’apiculteur
Dois-je payer des impôts pour vendre mon miel ?
Oui, dès lors que vous vendez pour obtenir un revenu : vous exercez alors une activité économique, que vous devez déclarer auprès de l’administration fiscale espagnole, avec les recettes correspondantes. La quantité vendue et le nombre de ruches n’y changent rien. Si le miel est exclusivement destiné à votre consommation ou offert à votre famille et à vos amis, aucune démarche fiscale liée à cette activité n’est nécessaire.
Quel régime de TVA convient à un apiculteur ?
Cela dépend surtout de vos clients. Si vous vendez en gros à des professionnels — conditionneurs, coopératives ou magasins —, le REAGP est souvent avantageux : vous percevez une compensation forfaitaire et ne facturez ni ne reversez la TVA selon le régime ordinaire. Pour la vente directe au consommateur, sur les foires ou en ligne, le régime simplifié est généralement mieux adapté. Enfin, si vous investissez beaucoup et supportez une TVA déductible importante — matériel, miellerie, emballages —, le régime général permet de récupérer la TVA effectivement payée.
Qu’est-ce que le REAGP et quand est-il intéressant ?
Il s’agit du régime spécial espagnol de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche. Dans ce régime, vous ne reversez ni ne déclarez de TVA, vous ne présentez pas de déclarations trimestrielles et, en général, vous n’émettez pas de facture : c’est l’acheteur qui émet un reçu de compensation. En échange, vous percevez une compensation forfaitaire, qui est de 10,5 % en 2026 pour les exploitations d’élevage. C’est particulièrement intéressant lorsque vous vendez en gros à d’autres professionnels, car cette compensation n’est versée que par des entreprises, pas par le consommateur final.
Combien paie-t-on au régime forfaitaire par modules en 2026 ?
Dans le régime simplifié de TVA, la cotisation est calculée à l’aide d’un indice de 0,070 appliqué au montant des recettes. Pour l’IRPF au régime des modules, le bénéfice net résulte d’un indice de 0,26 appliqué aux recettes, avec un abattement général de 5 %. Chaque trimestre, un acompte égal à 2 % des recettes trimestrielles est déclaré au moyen du formulaire 131. Ces chiffres sont indicatifs : le calcul définitif comprend des minima et des déductions qu’il convient de vérifier avec un conseiller.
Régime forfaitaire par modules ou estimation directe ?
Pour un petit apiculteur, l’estimation objective (« modules ») est la solution la plus courante et la plus simple, car vous êtes imposé selon des taux fixes et non selon votre bénéfice réel. L’estimation directe est intéressante lorsque vous avez de nombreux frais réels qui réduisent votre bénéfice, car avec les modules vous paierez un revenu théorique qui peut ne pas correspondre à la réalité. Rappelez-vous que la TVA et l’IRPF sont couplés : simplifié ou REAGP vont avec les modules, et le régime général va avec l’estimation directe.
Comment déclarer mon activité d’apiculteur auprès de l’administration fiscale espagnole ?
Au moyen du formulaire 036, toujours avant le début de l’activité — donc avant la première vente ou le premier achat de matériel destiné au démarrage. L’ancien formulaire 037 a été supprimé en février 2025 ; toutes les formalités d’immatriculation fiscale s’effectuent désormais avec le formulaire 036. Choisissez soigneusement la rubrique de l’IAE et, si vous achetez du matériel avant de commencer à vendre, cochez la case permettant de déduire la TVA sur les achats antérieurs.
Puis-je exercer l’apiculture comme activité secondaire ?
Oui, mais avec une nuance importante : vous ne pouvez pas avoir une activité au régime général et une autre au régime simplifié en même temps. Si votre autre activité est déjà au régime général et estimation directe (un électricien, un avocat), l’apiculture devra également être au même régime. Si votre activité de départ est déjà au régime des modules (un commerçant ou un agriculteur), vous pouvez ajouter l’apiculture au même régime sans problème.
Fiches et réglementation
Cet article s’appuie sur la réglementation et la documentation officielle de l’Agence des impôts (AEAT) et du Journal officiel de l’État (BOE), en vigueur en 2026 :
• Arrêté HAC/1425/2025 du 9 décembre, établissant pour 2026 les modules de l’IRPF et le régime simplifié de TVA applicables notamment à l’apiculture.
• Loi 37/1992 du 28 décembre relative à la taxe sur la valeur ajoutée — REAGP, régime simplifié et compensation forfaitaire.
• Décret royal 1624/1992 portant règlement de la TVA — rattachement de l’apiculture aux exploitations d’élevage liées au sol.
• AEAT. Régime spécial de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche — REAGP.
• AEAT. Modèle 036. Déclaration d’immatriculation fiscale — déclaration préalable au début de l’activité et suppression du formulaire 037.
• AEAT. Régime simplifié de TVA et calendrier fiscal 2026 — échéances des modèles 303 et 131 et période de renonciation.
• Article de Sara Gimeno Ruiz — Karisa Consultores — pour Apinevada.
ISNI 0000 0005 1801 1100 | Joshua Ivars est le gérant de LA TIENDA DEL APICULTOR et l’auteur du blog, où il partage du contenu technique et pratique pour les apiculteurs. Avec une vaste expérience dans le secteur apicole, il s’attache à proposer des conseils et des solutions basés sur les besoins réels de l’apiculteur, en apportant son expertise sur les produits et les pratiques essentielles en apiculture.